Point d’étape

Point d’étape

Depuis avril 2019, notre Demande d’Autorisation Environnementale (DAE) est en cours d’instruction auprès des services de l’Etat.

Les services instructeurs de notre DAE ont émis de mai à juillet des demandes de compléments (à fournir nécessairement pour valider la complétude du dossier), et différents avis auxquels nous sommes en train d’apporter des réponses avant le démarrage de l’enquête publique.

Les principaux compléments demandés sont :  

  • Une démonstration des capacités financières de la SAS Aganaguès : suite à cette demande, nous avons développé notre argumentaire dans le rapport de présentation et fourni des lettres de manifestation d’intérêt d’Enercoop Midi-Pyrénées et d’Energie Partagé Investissement. Ces éléments complémentaires conviennent à l’administration. Cette demande montre le caractère singulier de notre démarche : les services de l’Etat sont plutôt habitués à traiter avec des opérateurs économiques traditionnels plutôt que des citoyens…
     
  • La constitution d’un dossier de dérogation espèces protégées : la prestation de réalisation de ce dossier a été commandée au bureau d’études ABIES qui remettra son étude début novembre. C’est le « réactif limitant » de notre avancement.
     
  • Un engagement de la révision du Plan  Locale d’Urbanisme (PLU) de la commune de Cintegabelle, afin de modifier certaines formulations.

Les délais se rallongent un peu mais nous sommes confiants pour la suite… dont nous vous parlerons prochainement.

Fakenews : « l’agricultrice bio auvergnate… »

Fakenews : « l’agricultrice bio auvergnate… »

Depuis quelques temps, il circule le « témoignage » d’une agricultrice bio auvergnate anonyme qui dénonce l’énergie éolienne (si elle existe, car c’est probablement un personnage inventé). Paul Neau, ingénieur écologue, expert reconnu qui intervient sur la problématique « énergie éolienne et environnement » propose de répondre à un maximum de ces « dénonciations » pour que chacun se fasse son opinion.

1- Les projets éoliens en France sont portés par des citoyens (quelque fois), par des collectivités territoriales (quelque fois aussi) et majoritairement par des sociétés spécialisées : les deux plus importantes étant EDF-EN et Engie-Green, respectivement deux filiales de EDF et Engie, dont l’Etat français est actionnaire à 83,7% pour EDF et 23,64% pour ENGIE. Dans la très grande majorité des cas, ces sociétés conservent la propriété et l’exploitation des éoliennes pendant la vingtaine d’années de production d’électricité (pas de revente donc des parcs à des « étrangers ») ;


2- Le démantèlement des éoliennes est très encadré réglementairement (et il est respecté). D’une part les conditions d’enlèvement des fondations sont fixées précisément : remise en état sur une profondeur minimale de 1 mètre pour des terres agricoles. D’autre part, une provision bancaire est obligatoire (50 K€ par éolienne) avant la production du premier kWh ; la vente des métaux de l’éolienne (acier, cuivre, aluminium) est une autre ressource pour payer entièrement ce démantèlement ; ce n’est pas de la théorie, de tels démantèlements se pratiquent déjà et une filière en développement est déjà identifié, voir p46, point 4.6 de l’étude Ademe 2017.

Par ailleurs, les projets éoliens susceptibles d’avoir des conséquences négatives importantes sur l’économie agricole locale doivent mettre en place des mesures compensatoires collectives (et non individuelles) étudiée notamment pas la CDPENAF (Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers).


3- La location des terres, pour l’implantation des éoliennes et les pistes d’accès, se fait de gré à gré entre le propriétaire et la société éolienne ; les loyers peuvent être significatifs, mais pas dans les proportions annoncées par notre témoin anonyme.


4- Les éoliennes produisent 80% à 90% du temps (et pas 25%) ; à un instant donné, leur production dépend de la vitesse du vent ; cette production est donc variable : elle est aussi parfaitement prévisible. Une éolienne terrestre de 2 MW va produire 4,4 millions de KWh chaque année (soit l’équivalent de 2 200 heures de fonctionnement à pleine puissance ou un facteur de charge de 25%) ; une éolienne offshore de 6 MW va produire elle 21 millions de kWh par an (soit l’équivalent de 3 500 h à pleine puissance ou un facteur de charge de 40%).


5- Les parcs d’éoliennes produisent de l’électricité en 20 KV qui est consommée localement. C’est une énergie décentralisée. Les centrales nucléaires produisent de l’électricité en 400 KV pour être acheminée sur de grandes distances (vers les agglomérations, voire vers l’étranger).


6- Le nombre de réacteurs nucléaires en Europe a baissé de 52 unités depuis le pic de 1989, avec 125 en fonctionnement en 2018 ; car l’électricité éolienne ou photovoltaïque s’est développée massivement, rendant non-nécessaire le nouveau nucléaire. Ainsi les 170 000 MW éoliens et 100 000 MW PV installés en Europe produisent l’équivalent de… 70 réacteurs nucléaires FR.


7- L’éolien bénéficie d’une obligation d’achat par tout opérateur énergétique agréé comme EDF OA, mais aussi ENERCOOP (depuis 2016) à un tarif inférieure à 72 € le MWh, en baisse d’année en année ; la différence entre ce tarif d’achat et le prix du marché européen est payée par le consommateur : en moyenne, ce surcoût est d’une douzaine d’euros par an et par foyer (sans chauffage électrique). Ce tarif de 72 € le MWh éolien est à comparer à celui du nouveau nucléaire qui est à plus de 100 € le MWh – Hinkley Point au Royaume-Uni.


8- La circulation de rumeurs et d’idées fausses est d’usage courant chez les anti-éoliens de la FED et de Vent Contraire. Ces opposants systématiques à l’éolien (il n’y a jamais de bons projets pour eux), et qui ne proposent aucune alternative, sont aussi, pour leurs chefs, très souvent des climato-sceptiques.

Nous sommes lauréats !

👏💨🥳Youhouh ! Notre projet a été retenu par la région La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et l’Ademe dans le cadre de l’appel à projet d’énergie renouvelable coopérative et citoyenne !

Jean, membre de l’association avec d’autres lauréats lors du salon Energaïa à Montpellier.

Nous allons renforcer notre action autour d’au moins une éolienne citoyenne à Cintegabelle 👍⚡️

Ciné-citoyen : avant-première du film « Après-demain »

Ciné-citoyen : avant-première du film « Après-demain »

Le vendredi 23 novembre à 20h au cinéma de Cintegabelle, les collectifs citoyens Cintegabelle en TransitionLes Energies d’Aganaguès sont ravies de vous proposer l’avant-première du film Après Demain de Cyril Dion et Laure Noualhat. Il s’agit de la suite du documentaire Demain, vu par plus de 1 million de personnes.

Deux ans après le succès phénoménal du documentaire Demain, Cyril Dion revient sur les initiatives que le documentaire a inspirées. Il embarque avec lui son amie Laure Noualhat, enquêtrice de renom sur les fronts de l’écologie et très sceptique sur la capacité des microinitiatives à avoir un réel impact face au dérèglement climatique. Leur confrontation pleine d’humour les pousse dans leurs retranchements : qu’est-ce qui marche, qu’est-ce qui échoue ? Et si, finalement, tout cela nous obligeait à inventer un nouveau récit pour l’humanité ?

A l’issue de la projection, nous pourrons ensemble échanger autour des nombreuses thématiques et actions à mener sur notre territoire, en toute convivialité. La projection est rendue possible grâce aux mouvements de l’énergie citoyenne Enercoop Midi-Pyrénées et Energie Paratagée.

Après-demain sera diffusé au mois de décembre sur France 2, après la première diffusion de Demain à la télévision. Après-demain est une coproduction Yami 2 et Move Movie, avec la participation de France Télévisions, produit par Christophe Nick avec Mélanie Laurent, Cyril Dion et Bruno Levy, sur une musique originale de Fredrika Stahl, montage d’Aurélien Guégan.

Informations pratiques
– Date : vendredi 23 novembre 2018 – 20h
– Lieu : Cinéma de Cintegabelle
– Nombre de places limité !
Pour un meilleur accueil et faciliter l’organisation, réservez votre place en suivant ce lien
– Ouverture des portes à partir de 19h45.
– PAF : libre et nécessaire

Bonjour tout le monde !

Bonjour tout le monde !

Depuis plusieurs années, un projet de parc éolien sur la commune de Cintegabelle (31) est en cours de développement, mené par un groupe industriel. Aujourd’hui, un collectif de citoyens se mobilise afin de proposer une alternative citoyenne et locale à ce projet.

C’est en ce sens qu’a été créée l’association « Les énergies d’Aganaguès / Las energias d’Aganaguès » dont l’objet est le développement des énergies renouvelables en pays Aganaguès (basse vallée de l’Ariège) tout en encourageant la sobriété et l’efficacité énergétique.

Nous souhaitons mobiliser les habitants du territoire pour démontrer qu’il est possible de se réapproprier l’énergie et soutenir une énergie propre et locale. « Les énergies d’Aganaguès » entend ainsi permettre aux personnes physiques (citoyens) et morales (collectivités, associations, entreprises, etc.) de contribuer concrètement et directement à la transition énergétique, grâce à un projet :

  • de développement des moyens de production d’énergies à partir de ressources renouvelables ;
  • local, centré sur le territoire ;
  • citoyen : participation à l’investissement et à la gouvernance de la société ;
  • non spéculatif, mais assurant une juste rémunération du capital tout en permettant à la société d’investir dans de nouveaux projets pour le territoire.

Nous souhaitons aujourd’hui porter un premier projet de production d’électricité à partir d’installation éolienne citoyenne sur la commune de Cintegabelle, et contribuer ainsi à ce que les bénéfices économiques, environnementaux et sociaux profitent directement à l’ensemble de la basse vallée de l’Ariège.

Concrètement, nous invitons toutes les personnes physiques et morales intéressées par la démarche à adhérer à l’association, et à se rassembler autour de ce projet démocratique unique dans notre région.

Bilan du comité éolien

Le comité local éolien a été mis en place par la commune de Cintegabelle dès les premiers résultats des études réalisées par le porteur de projet. La démarche consistait à mettre en place une instance d’information et de partage avec les acteurs du territoire.

Instance de concertation mise en place à l’initiative de la Mairie de Cintegabelle, le Comité Eolien de Cintegabelle a réuni pendant trois années, différents acteurs du territoire pour échanger sur l’avancement du projet éolien porté par le développeur Engie Green (initialement Futures Energies).

Vous pouvez accéder au bilan du Comité local éolien de Cintegabelle en suivant ce lien.

Réunion publique d’information

Dans le cadre de la concertation préalable du projet éolien de Cintegabelle, l’association Les Energies d’Aganaguès a le plaisir d’organiser un temps d’échange autour de la mise en place d’une éolienne citoyenne.

Une éolienne qui appartient et est gérée par les habitants et acteurs du territoire ? Oui c’est possible ! Et vous pouvez y participer. Venez nous rencontrer le vendredi 25 janvier à 20h, salle des fêtes de Cintegabelle.

Venez avec vos questions, vos idées et votre bonne humeur !

Vous avez dit Aganaguès ?

D’où vient le nom « Aganaguès » ? Il n’est pas le fruit de notre imaginaire. Il s’agit en fait d’un terme peu connu qui désigne un pays traditionnel de la région Midi-Pyrénées s’étendant depuis Pamiers au sud jusqu’à Auterive au nord !

Carte Aganagues
L’encyclopédie Larousse précise :


 » Enchâssé entre trois systèmes de collines (Pédaguès ou Terrefort à l’ouest, Lauragais et Vixiège à l’est, contreforts du Plantaurel au sud), l’Aganaguès est une plaine fertile formée dans le nord du département de l’Ariège (Saverdun, Mazères) et le sud du département de la Haute-Garonne (Cintegabelle), entre les vallées de l’Ariège et du Grand Hers, par les alluvions de ces deux cours d’eau. « 

Bienvenue donc en Pays d’Aganaguès !

Quel meilleur nom pour notre projet ?

L’éolien citoyen c’est quoi ?

En France, ce concept est né en 2008 à l’initiative de quelques acteurs dont Eoliennes en Pays de Vilaine (Bretagne) à l’image de ce qui existe déjà au Danemark où 85% de l’éolien est citoyen, en Allemagne et en Belgique. Il correspond à la volonté de rendre la maîtrise et la gestion du vent, ressource locale et renouvelable, aux acteurs locaux : particuliers, collectivités, associations, structures privées…

L’éolien citoyen trouve notamment sa reconnaissance dans le charte Energie Partagée dont les principes fondamentaux sont les suivants :

  • Ancrage local : la société qui exploite le projet est contrôlée par des collectivités territoriales, des particuliers (et leurs groupements) et/ou le Fonds Énergie Partagée. Cela se traduit par leur participation majoritaire au capital et/ou par un pacte d’actionnaires garantissant ce contrôle dans la durée. On vise la création de circuits courts entre producteurs et consommateurs pour une prise de conscience du lien entre les besoins et les moyens de production.
  • Finalité non spéculative : les investissements sont réalisés pour être directement exploités, la rémunération du capital est limitée. Une partie des bénéfices est affectée à la dimension pédagogique et à l’investissement dans de nouveaux projets citoyens et des actions de solidarité. On vise une éthique de l’économie sociale et solidaire, permettant un accès à l’énergie à un prix juste et transparent.
  • Gouvernance : le fonctionnement de la société d’exploitation du projet est démocratique, de type coopératif, transparent et clair, avec des garanties sur le maintien dans la durée de la finalité du projet. La gouvernance choisie doit permettre un contrôle des prix de production par la communauté et la transparence totale sur le fonctionnement et les aspects financiers.
  • Écologie : la société d’exploitation est engagée durablement et volontairement dans le respect de l’environnement, du niveau planétaire jusqu’au niveau le plus local, et dans une démarche de réduction des consommations énergétiques.